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Mécénat

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Tableau « La famille royale autour du berceau du duc d’Anjou », par Charles Le Brun



Ce petit panneau de chêne, demeuré dans une collection parisienne et resté jusqu’à ce jour inédit, fait partie d’un ensemble d’œuvres précieuses et délicates, toutes réalisées sur bois et destinées à la gravure, parmi lesquelles des figures de dévotion (Sainte Geneviève du musée des Beaux-Arts de Rouen) et des cycles allégoriques sur les Saisons, les Continents, les Heures du jour ou les Ages de l’homme, souvent conservés dans des collections particulières.

Cette imagerie conçue pour l’illustration des frontispices de thèses et des almanachs a connu au cours des années 1630-1640, dans les milieux artistiques liés à l’édition parisienne, une vogue dont témoignent les œuvres de Le Brun, mais aussi celles de Juste d’Egmont, de Jean de Saint-Igny, de Claude Vignon ou encore d’Abraham Bosse. Les panneaux que Le Brun fournit aux graveurs étaient souvent aux dimensions de l’estampe et réalisés en camaïeu de bruns, de verts et de gris (on les retrouve dans les inventaires d’éditeurs sous l’appellation de « petits tableaux blancs et noirs »).

C’est la naissance du frère puiné du dauphin, Philippe, alors titré duc d’Anjou, né le 21 septembre 1640 au château de Saint-Germain-en-Laye, qui est célébrée dans notre panneau. Le berceau, orné de dauphins, tout comme le tapis et le dais, sont là pour signifier la permanence dynastique assurée par cette double naissance tardive que le royaume n’espérait plus, après 23 années d’un mariage sans héritier mâle.

Charles Le Brun 
Fils de sculpteur, Le Brun débuta sa carrière dans l'atelier de Simon Vouet, peintre officiel de la cour de Louis XIII. Il devint, en 1641, peintre et valet de chambre du Roi, ce qui ne l'empêcha pas de faire, avec Poussin, un séjour en Italie de 1642 à 1646. L'influence classique de ce dernier éloigna le jeune artiste de l’art baroque de Simon Vouet. De retour en France, il exécuta de nombreuses commandes, dont la décoration du château de Vaux-le-Vicomte pour Nicolas Fouquet (1658-1661), mais ne fut pas associé à la disgrâce du personnage et travailla pour Louis XIV, dont il devint le premier peintre en 1664. Associé à la fortune de Colbert, Le Brun devait régner sans partage sur le monde des arts jusqu’à la mort de son protecteur, en 1683. Alors qu’il dirigeait l'Académie Royale de peinture, fondée avec l’appui de Colbert, la manufacture des Gobelins et les collections du roi, Le Brun fut chargé de la décoration du château de Versailles. Supplanté par Mignard, favori du nouveau surintendant des bâtiments, Louvois, Le Brun se retira de la vie publique et consacra ses dernières années à une peinture plus personnelle, tournée vers une spiritualité renouvelée.

Une fois de plus, Le Brun témoigne de son aptitude à adapter sa manière, comme il le fit dans l’atelier de Vouet ou à Rome au contact de Poussin, au type d’œuvres auxquelles il travaillait. Ici, pas de larges aplats ni de touche moelleuse, mais une manière nerveuse et précise, mettant en scène des figures à la grâce naïve et aux doigts effilés puisées dans le répertoire flamand.

Huile sur panneau 27 x 36,5 cm
Gravé par  Guillaume de Gheyn « Le berceau Royal du duc d’Anjou » en 1640

Acquisition grâce au mécénat du Comte Edouard de Royère, novembre 2018