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La chaumière aux coquillages de Rambouillet : la fabrique de l’illusion au XVIIIe siècle

Par Antoine Maës



En 1761, la publication de Julie ou la Nouvelle Héloïse par Jean-Jacques Rousseau, qui prônait alors le « retour à la nature », contribua au développement du goût pour les jardins pittoresques en France dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. Dans la lignée du prince de Condé à Chantilly ou de la reine Marie-Antoinette à Trianon, le duc de Penthièvre fit aménager dans le parc de son château de Rambouillet, de 1779 à 1781, un jardin anglais agrémenté de trois fabriques, rustiques et exotiques : un kiosque chinois, un ermitage et une chaumière. Élevée au coeur d’une île pour le plaisir de la entièrement restaurée de 2003 à 2007 : cet édifice, dans lequel le naturalisme est porté à son paroxysme, renferme notamment un salon dont l’extraordinaire décor aquatique fait toujours écho au somptueux mobilier de François Toussaint Foliot. La chaumière aux coquillages de Rambouillet fut pour la belle-fille de Penthièvre ce que la laiterie de la reine sera pour Marie-Antoinette : un bijou d’architecture dans un écrin de verdure, où tant de raffinement suscite l’émerveillement.

Diplômé de l’École du Louvre et de la Sorbonne, Antoine Maës a consacré de nombreuses recherches au domaine royal de Rambouillet sous l’Ancien Régime. Il est également l’auteur de La Laiterie de Marie-Antoinette à Rambouillet. Un temple pastoral pour le plaisir de la reine, publié en 2016.

Editions Gourcuff Gradenico, parution en 2018