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Un paysage des Lumières : le jardin anglais du château de la Roche-Guyon

Par Gabriel Wick



Le XVIIIe siècle correspond à l'apogée du château. Le duc Alexandre de La Rochefoucauld (1690-1762), exilé sur ses terres sur ordre de Louis XV, entreprit de grands travaux qui modifièrent profondément l'ancienne forteresse et lui donnèrent l'aspect qu'on lui connaît aujourd'hui. Sa fille, la duchesse d'Enville (1716-1797) s'attachera quant à elle à dessiner et à faire construire un jardin nourri de ses lectures de Rousseau et de son intérêt pour la pensée des Physiocrates. Ce jardin, véritable paysage redessiné et planté par la main de l'homme, est un témoignage unique de l'influence du cercle intellectuel et progressiste qui entourait la généreuse duchesse d'Enville et sa famille à la veille de la Révolution. Parmi les membres de ce cercle on trouvait les hommes d'état et philosophes Turgot et Condorcet, les diplomates étrangers Benjamin Franklin et Thomas Jefferson, le peintre Hubert Robert, et les écrivains et théoriciens de jardins Jean-Marie Morel et l'abbé Delille. Sous leur influence, le jardin paysager de La Roche-Guyon représenta une véritable mise en application des idées des Lumières, où l'humanisme des châtelains profita à l'ensemble du village et de ses alentours. La beauté du site, même dans son état sauvage et naturel, demeure un témoignage passionnant sur l'art des jardins à la fin du XVIIIe siècle et représente l'une des rares survivances en France du goût pré-romantique pour le Sublime.

Éditions Artlys, parution le 14 mai 2014