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Fallait-il juger la reine ? Le procès de Marie-Antoinette, 14-15-16 octobre 1793


CONFÉRENCE PAR EMMANUEL DE WARESQUIEL, HISTORIEN, DOCTEUR EN HISTOIRE, PROFESSEUR À L’ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES

Il a fallu à la Révolution trois jours et deux nuits, du 14 au 16 octobre 1793, pour juger et exécuter Marie-Antoinette. Elle était condamnée d’avance. Ce face-à-face dramatique entre l’ancienne reine de France et ses juges dans la salle de la Liberté du Tribunal révolutionnaire de Paris tient tout à la fois du huis clos, du dialogue de sourds et de l’épreuve de force. C’est bien sûr le procès d’une reine, c’est aussi celui d’une étrangère, c’est enfin celui d’une femme et d’une mère.

Emmanuel de Waresquiel le raconte, à la lumière de sources jusqu’alors inédites, en montrant tour à tour l’accusée et ses accusateurs, leurs peurs, leurs courages et leurs certitudes, leurs fantasmes et leurs haines. Il en fait à la fois un tournant de la Révolution et l’un des moments paroxystiques de la Terreur. Un miroir aussi, comme si tout était dessiné en noir et blanc : les hommes et les femmes, la vertu et la trahison, l’égalité et le privilège, la nation et l’Europe, la République et la monarchie. Les grandes fractures françaises ont en commun d’avoir été des tragédies. Elles font de ceux qui s’y débattent des personnages de la 25e heure. Victimes et bourreaux n’ont plus de prise sur leur destin.

> Séance de vente-dédicace organisée à l’issue de la conférence



Participation 5 € , NON-ADHÉRENTS 10 €
Date(s)
  • mardi 30 mai à 17 H 45 
    Date passée

Rendez-vous Salle Le Nôtre - Grand commun 1 rue de l'Indépendance américaine - 78000 Versailles
Accès

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