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Écran de la chambre à coucher de Marie-Antoinette à Versailles



Nº d'inventaire: VMB 14291

Réalisé en 1787 par Jean-Baptiste-Claude SENE (1748 - 1803)

Noyer sculpté et doré

H. 1,265 x L. 0,770 x Pr. 0,403 m

Marques : au fer (sur le châssis) EL ou EN très effacé surmonté de la couronne (marques de l'Élysée)

À la peinture noire : 373 Étiquette manuscrite ancienne collée sur le châssis « Pour le service de la Reine à Versailles n° 91 » (disparue)

Provenance : Meuble d'été, grande chambre de Marie-Antoinette à Versailles ; collections nationales au XIXe siècle (Élysée).

Acquis en 1939. Participation de la Société des Amis de Versailles.

 

En 1786 débute la modernisation de la chambre de Marie-Antoinette. Une nouvelle cheminée en griotte, ornée de bronzes dorés ciselés par Forestier, fut installée. Le nouveau meuble d'été en gros de Tours blanc broché, dessin de fleurs nuées ruban et plumes de paon, fut commandé à Desfarges à Lyon et exécuté en 1786-1787. On se limita à la restauration des bois du meuble d'été exécuté pour Marie-Antoinette Dauphine en 1769 par Foliot mais on renouvela l'écran, qui devait être en accord avec la cheminée.

Le sculpteur Jean Hauré fut chargé par ordre n° 91 du 27 mars 1787 d'exécuter la sculpture, « faite richement sur un écran à chapeau cintré et à patins ». Le menuisier Sené avait travaillé les bois. Martin avait exécuté le modèle en cire, probablement présenté à la reine pour guider Hauré. La sculpture représente des « paquets de fleurs », un tore en feuille de chêne, des branches de roses, dans le bas une tête d'Apollon entre deux cornes d'abondance et des griffes de lion sous les patins, « le tout très léger ».

Chatard réalisa la dorure de l'écran et le tapissier Capin confectionna le meuble en gros de Tours blanc broché et brodé avec une bordure de roses et de lilas sur fond vert. Sur l'écran fut posée une magnifique broderie sur gros de Naples blanc, ornée d'une bordure. Cet écran extrêmement gracieux porte une richissime sculpture montrant les fleurs de prédilection de la reine : les roses et des branches de myrte, emblème de l'Amour, et des feuilles de chêne pour la Majesté.

Cet écran ne fut pas vendu à la Révolution. Il appartint aux collections nationales au XIXe siècle, ainsi que l'indiquent les marques de l'Élysée, collections qu'il quitta à une date inconnue. Toujours est-il qu'en 1939 Versailles s'en portait acquéreur, avec l'appui de la Société des Amis de Versailles, événement marquant car premier pas vers la reconstitution de la chambre de la reine.

P.-X. H.

 

BIBLIOGRAPHIE

D. Meyer, Le Mobilier de Versailles , tome I, Dijon, 2002, n° 77, p. 254.

P. Verlet, Le Mobilier royal français , tome I, Paris, 1945, n° 34.