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Paravent de la chambre à coucher



N° d'inventaire: V 5123

Jean-Baptiste Boulard (vers 1725 - 1789)

Nicolas Vallois (1744 - Paris 1788), maître en 1768, sculpteur

Louis-François Chatard (vers 1749 - 1819), maître en 1775, doreur

Noyer sculpté et doré

Soierie de Gros à Lyon

H. 1,407 x L. 3,910 x Pr. 0,045 m

Marque PR au pochoir sur un des montants

Provenance : Livré en 1788 pour le comte de Provence à Versailles, envoyé à Paris en l'an IV pour l'ameublement du Directoire au palais du Luxembourg ; chez Cambacérès à l'hôtel d'Elbeuf sous le Consulat et l'Empire ; 1816, vente à la famille d'Orléans ; collection Rosebery ; vente Mentmore Towers.

Acquis en 1977. Don de la Société des Amis de Versailles.

 

Ce paravent fait partie du meuble livré le 5 mars 1788 pour la chambre à coucher du nouvel appartement du comte de Provence, frère de Louis XVI, dans l'aile du Midi à Versailles. Monsieur possédait deux lits, l'un pour l'hiver, l'autre pour l'été.

En revanche, l'ensemble de sièges, le paravent et l'écran étaient à châssis pour changer les garnitures. Ce paravent à châssis à six feuilles, la partie supérieure cintrée en chapeau, possède un riche décor sculpté, de double feuille d'eau, perles, de double ficelle et d'une couronne de feuilles de chêne qui révèle la destination princière. Le meuble de la chambre fut commandé le 6 décembre 1786.

Jean-Baptiste Boulard exécuta les bois du paravent. Jean Hauré fut chargé de la sculpture, confiée à Nicolas Vallois, et Louis-François Chatard réalisa la dorure. Claude-François Capin assura la confection du meuble en gros de Tours fond blanc broché soie de différentes couleurs à dessin de bouquets, guirlandes de roses et trophées champêtres.

Le gros de Tours avait été commandé à Gros de Lyon en novembre 1785. Livrée à Versailles plus de deux ans plus tard, la soierie est ainsi décrite : « Gros de Tours fond blanc broché en soie [?] avec des Trophées composés de Nids d'oiseaux, musettes et chapeaux de Bergers, tambours de basque et flutte de satyres soutenus par des Rubans [?], orné de grande et petite bordure? »

Il est exceptionnel que ce paravent ait conservé sa soierie originale. On peut retracer l'histoire du meuble de la chambre. En mai 1796, il est réservé « pour l'Ameublement du Directoire au Grand Luxembourg ». Sous le Consulat et l'Empire, une partie du mobilier se trouve à l'hôtel d'Elbeuf chez Cambacérès auquel Napoléon, reprenant l'hôtel, donne le mobilier en 1807. En 1816, Cambacérès vendait l'hôtel de Roquelaure à la veuve de Philippe Égalité, duchesse douairière d'Orléans, mère de Louis-Philippe, pour laquelle le paravent servira au Palais-Royal. P.-X. H.

 

BIBLIOGRAPHIE

D. Meyer, Le Mobilier de Versailles , XVIIe et XVIIIe siècles, tome I, Dijon, n° 68, p. 256.

Ch. Baulez, "Identification de quelques meubles des collections de Versailles, Compiègne et Chantilly", BSMAF, 1977, p. 161-170.

Ch. Baulez, catalogue de l'exposition Cinq Années d'enrichissement du patrimoine , Paris, 1980, n° 72.

P. Arizzoli-Clémentel et Ch. Gastinel-Coural, Soieries de Lyon, Commandes royales au XVIIIe siècle (1730-1800), Lyon, musée des Tissus, 1989, p. 68-69 et n° 53-54, p. 123.