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Portrait de Marie-Antoinette par Jean-Joseph BERNARD



Jean-Joseph BERNARD (1740 - 1809)
Marie Antoinette, Reine de France et de Navarre
Portrait de profil de à mi-corps
Dessin au trait de plume et lavis de bistre
72 x 52 cm
Signé dans un cartouche «rendu à la main levée par Bernard le 8 octobre 1783»
Cadre en bois doré d'époque Louis XVI

Bibliographie :
Thierry Franz, «Jean-Joseph Bernard (1740-1809), un artiste singulier au musée du château de Lunéville», in Le Pays Lorrain n° 90 (mars 2009), p. 19-24.
Bernard : portraitiste en trait de plume, Musée du Château, Lunéville, Meurthe-et-Moselle (Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Commission régionale Lorraine), réd. par Lucien Biot. Metz : éd. Serpenoise, 1994. 18 p., 23 cm.

Nous avons pu acquerir ce portrait grâce à la générosité de Monsieur Elward Bresett, membre bienfaiteur. 


Jean-Joseph BERNARD (Lunéville, 1740 – Saint-Cloud, 1809), dit « de Paris », fut le plus célèbre des portraitistes au trait de plume, technique issue de la calligraphie : les calligraphes, ou maîtres écrivains, ou maîtres d'écriture, enrichirent, à partir du XVIIe siècle, leurs travaux d'écriture d'ornements, en particulier de croisillons réalisés sans lever la plume. Puis certains utilisèrent ce même geste pour des figures de plus en plus élaborées, jusqu'aux animaux, personnages, types, portraits ou même scènes entières.
A la fin du XVIIIe siècle, la calligraphie bénéficia d'un regain d'intérêt, comme en témoigne la publication de nombreux manuels d'écriture. Jean-Joseph Bernard fut remarqué pour son extrême dextérité, et nommé en 1763 maître d'écriture des pages du Roi de Pologne Stanislas ; il quitta Lunéville pour Paris à la mort de celui-ci en 1766. Il mena une carrière reconnue de maitre d'écriture, associé au Bureau académique d'écriture, jusqu’à devenir maître d'écriture des pages de Napoléon en 1805... 
Mais c'est surtout à son talent de portraitiste que Bernard doit sa notoriété, car il excellait à rendre à la fois les traits et les expressions de ses modèles, comme la matière des tissus, cheveux, plumes dont il les parait.
Sa carrière a sans doute pris un tournant grâce à la première paire de portraits de Louis XVI et de Marie-Antoinette qu’il réalisa en 1779. Les Nouvelles de la république des lettres et des arts, du mardi 10 août 1779, indiquent que lors de l'Assemblée ordinaires des savants et des artistes du 4 août, ont été présentés « deux Portraits représentant leurs Majestés, et un troisième, une Tête de femme de caractère, en traits de plume à main levée, sans calque ni remplissage, par M. Bernard, Maître d'Ecriture des Pages du feu Roi Stanislas […] L'Auteur a exécuté sous les yeux de l'Assemblée différents petits sujets dans sa manière, qui ont paru d'une très grande précision, ayant de plus le mérite d'offrir les effets du dessin. Leurs Majestés, dont l'Auteur a fait les portraits, les ont honorés de leur approbation, et le Roi les a fait placer dans ses appartements. »
De ce succès témoigne une importante série de portraits des souverains réalisés entre 1780 et 1789, que l'on retrouve dans plusieurs collections françaises et étrangères. Acheté en vente publique, ce portrait de Marie-Antoinette signé Bernard, plus tardif, s’apparente à ceux de 1779 qui se trouvaient dans le cabinet de physique des petits appartements du Roi, « deux grands tableaux portraits du Roi et de la Reine faits par Bernard, maître d’écriture de feu le Roi Stanislas sous verre dans des cadres dorés ». 
C’est sans doute à partir de ce premier succès que Bernard put proposer des portraits de nombre de personnalités de la politique, des arts et des lettres qui firent sa renommée, dont témoignent les Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la république des lettres en France, dit de Bachaumont (1782, t. 18), à propos d’un portrait de Le Noir : « ici excepté le profil, dont la ressemblance est le moindre ouvrage, l’artiste exécute librement, et à main volante, tous les objets qu’il veut imiter. Ce qu’il y a de merveilleux dans ce travail, c’est que l’auteur étant privé des moyens de réparer ses fautes, ses ouvrages annoncent un goût et une sûreté de main dont il n’y a point d’exemple.»

Elisabeth Maisonnier