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Mécénat

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Vases "Cornets" (paire)



Manufacture royale de Sèvres 1786 

Arabesques peintes par François-Antoine PFEIFFER (actif 1771-1800)

Têtes peintes par Charles-Éloi ASSELIN (actif 1765-1800)

Monture attribuée à THOMIRE 

Porcelaine dure

Décor peint en arabesque sur fond blanc. Monture en bronze doré

H. 0,325 m V 5368 1-2

Provenance : Achat par Louis XVI en janvier 1787, Versailles, cabinet de la Pendule ou achat anonyme en décembre 1786.

Acquis en 1990. Don de la Société Pierre Fabre par l'intermédiaire de la Société des Amis de Versailles.

 

Cette paire de vases « cornets » en porcelaine de Sèvres, à fond blanc et décor polychrome d'arabesques d'après Lagrenée le Jeune, monture en bronze doré attribuée à Thomire, correspond à l'une des deux paires de vases cornets à décor arabesque exécutées par Sèvres en 1786.

Nous savons qu'à la clôture de l'exposition-vente des productions de Sèvres de 1786 à Versailles, Louis XVI achète le 3 janvier 1787 « deux vases garnis en bronze avec arabesques à 1 500 livres » et « deux vases cornets idem », c'est-à-dire « garnis en bronze avec arabesque » à 480 livres. Mais la Manufacture de Sèvres vend une autre paire de ce modèle de vases anonymement le 23 décembre 1786.

Grâce aux archives de la Manufacture, on peut attribuer le décor arabesque de ces vases cornets au peintre Pfeiffer. Ce dernier reçoit le 29 juin 1786 un paiement pour deux vases puis pour deux autres vases le 5 septembre. Simultanément, le 4 juillet 1786, le peintre Charles-Éloi Asselin est payé pour deux têtes antiques exécutées sur quatre vases cornets peints par Pfeiffer, le décor à différents sujets nécessitant l'intervention de peintres spécialisés.

La confrontation récente de la paire de vases conservée à Versailles et celle vendue à Paris en octobre 2006 montre que les quatre vases forment deux « fausses » paires résultant de l'inversion des parties supérieures, les longs cols évasés, inversion produite à la Manufacture de Sèvres ou bien chez le bronzier. Les vases vendus à Louis XVI figurent sur l'inventaire de 1791 dans le cabinet de la Pendule sur la console adossée au mur de la chambre à coucher et estimés à 480 livres chacun.

Lors des ventes révolutionnaires, le 27 juin 1794, ils étaient adjugés 286 livres au citoyen Mongis. Malheureusement, l'histoire post-révolutionnaire des vases de Louis XVI nous échappe complètement et nous ignorons le parcours de la deuxième paire vendue à un particulier lors de l'exposition de Sèvres. Ainsi, on ne peut affirmer laquelle est la paire de Louis XVI.

Celle présentée de nos jours à Versailles flanque la statue équestre de Frédéric II en biscuit et accompagne les deux grands vases « chinois » au fond bleu agate selon la disposition voulue par Louis XVI. Avec ces vases, on saisit la modernisation de la production de Sèvres opérée par d'Angiviller et leur décor d'arabesques est caractéristique du vocabulaire de Lagrenée inspiré de l'Antiquité. P.-X. H.

 

BIBLIOGRAPHIE

Ch. Baulez, « Versailles, vers un retour des sèvres », Revue du Louvre , 1991, n° 5-6, p. 62 et suiv.

Ch. Baulez, « Acquisitions », Revue du Louvre 2-1991, p. 84. P. Kjellberg, Objets montés du Moyen Âge à nos jours , 2000, p. 137.