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Vases "étrusques" de Madame Adélaide (deux)



Charles-Éloi ASSELIN (actif 1765-1804), peintre, et DECAMBOS (actif 1776-1788), doreur

Manufacture royale de Sèvres 1786 

Porcelaine, pâte dure

1) H 0,415 x L. 0,200 x Pr. 0,150 m

2) H 0,410 x L. 0,205 x Pr. 0,150 m

LL couronnées. Lettres-date JJ (pour 1786) A (pour Asselin) et D (pour Decambos), le tout or ; 2214 à l'encre brune V 5892 1-2

Provenance : Madame Adélaïde, fille de Louis XV.

Acquis en 2000. Participation de la Société des Amis de Versailles.

  

Le 16 avril 1787, Madame Adélaïde acheta pour 1 200 livres « 2 vases-serpents, figures en or » ayant fait partie de l'enfournement du 5 mars 1787. Le peintre Charles-Éloi Asselin avait reçu un paiement de 96 livres pour ces vases le 28 octobre 1786 et Philippe l'Aîné avait peint les écailles des serpents.

La forme de ces vases reprend celle des vases dits « étrusques à bandeau », forme créée vers 1780. Ils sont composés d'un pied rond, d'un culot ovoïde, d'un bandeau en léger relief et d'un col cintré. Ils sont ornés d'anses formées de serpents entrelacés et dorées imitant le métal.

C'est vers 1786 que le sculpteur Josse-François-Joseph Le Riche, élève de Falconet et chef de l'atelier de sculpture de la Manufacture de Sèvres, modela des anses à deux serpents entrelacés enrichissant les vases étrusques à bandeau, d'où l'appellation de vase « Le Riche serpents à bandeau ». Le Riche s'était inspiré d'une idée de Jean-Jacques Bachelier. La qualification de vases « étrusques » se justifie par le décor pastoral du bandeau à figures étrusques exécuté par Asselin.

Les quatre scènes montrent des bergers au milieu de leurs troupeaux et des femmes dans des travaux pastoraux. Asselin mit en oeuvre une technique monochrome spécifique, qu'il utilisera dès 1782. Ici, sur ces vases à frises étrusques dorées ou bronzées, la scène se déroule sur fond blanc, les figures en or mat, le dessin et les détails requis en brun. Mesdames s'enthousiasmèrent pour le goût étrusque et possédèrent un certain nombre de vases dans cette technique, tant à Bellevue qu'à Versailles.

L'inventaire de Bellevue dressé en mars 1786 signale chez Adélaïde dix vases à bas-reliefs étrusques. Ces deux vases-serpents sont décrits dans le procès-verbal de l'an II dans le grand cabinet de Mme Adélaïde. Celle-ci les avait certainement achetés pour son appartement de Versailles. P.-X. H.

 

BIBLIOGRAPHIE Ch. Baulez, « Acquisitions », Revue du Louvre , 4-2000, n° 27, p. 98. Ch. Baulez, « Deux vases ?étrusques ? de Madame Adélaïde », Versalia , 2001, n° 4, p. 12-15