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L'Amour nourri par l'Espérance



Manufacture royale de Sèvres, vers 1775-1780

Biscuit de pâte dure

H. 0,310 x L. 0,180 x Pr. 0,145 m MV 8984

Acquis en 1999. Don de la Société des Amis de Versailles.

 

 

Ce biscuit de Sèvres a été modelé en 1770 d'après l'oeuvre de Jean-Jacques Caffieri, sculpteur du roi et membre de son Académie royale. Caffieri avait présenté au Salon de 1769 un groupe en terre cuite exécuté en marbre la même année. Ce marbre est aujourd'hui conservé au musée Paul Getty à Los Angeles. Sèvres en réalisa la réduction en biscuit et lui associa un pendant L'Amour refusant les présens de la Fortune , au prix de 144 livres chacun.

L'Espérance, représentée par une femme vêtue à l'antique appuyée à une ancre, donne le sein à un Amour à demi renversé sur un cippe festonné de fleurs. Diderot fut particulièrement sévère dans son jugement sur la terre cuite en 1769 : « Je ne me soucie pas davantage de cette femme qui se presse le sein et qui lance du lait dans la bouche de cet enfant. » Le biscuit, lui, annonçant le néoclassicisme français, remporta un réel succès. Il enthousiasma par la grâce de l'Espérance, le contraste entre la chair et les drapés, et surtout par son charme, avec cette aimable antiquité.

Les premières paires furent vendues au cours du deuxième semestre 1770 à Mme Lair, un marchand-mercier, à Louis XV et à la comtesse Du Barry en décembre 1770. Louis XVI en acheta une paire en 1774, inventoriée en 1791. D'autres exemplaires firent partie des surtouts officiels acquis par Catherine II de Russie ou offerts à l'archiduc Ferdinand de Habsbourg-Lorraine. Le futur président américain Thomas Jefferson en acheta un lors de son séjour parisien et qui lui fut envoyé en août 1784. P.-X. H.

 

BIBLIOGRAPHIE

Ch. Baulez, « Acquisitions », Revue du Louvre , 4-1999, p. 93, fig. 14.