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Mécénat

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Estampes représentant les deux cabinets de Louis XIV (deux)



Paris, vers 1683

Eau forte reprise au burin, encre noire, lavis d'encre brune, rehauts d'aquarelle

Papier pur chiffon estampe du cabinet « au singe »

Feuille :H. 68 ; L. 50,5 ; au trait carré : H. 62,5 ; L. 41 estampe du cabinet « à l'épagneul », feuille :H. 64,5; L. 50 ; au trait carré : H. 58,5 ; L. 45

MV 9164 - V 6290 (cabinet « au singe »)

MV 9165 - V 6291 (cabinet « à l'épagneul »)

Acquises en 2009 . Participation de M. et Mme Alain Sourisseau par l'intermédiaire de la Société des Amis de Versailles.

 

Ces deux estampes sont les seuls tirages connus de cuivres représentant les deux célèbres cabinets réalisés pour Louis XIV à l'atelier des Gobelins par l'ébéniste Domenico Cucci, achevés en 1682. Les deux cabinets, aujourd'hui conservés dans les collections du duc de Northumberland au château d'Alnwick Castle en Angleterre, sont les seuls conservés des nombreux cabinets réalisés pour le Roi, malheureusement vendus par le Garde-Meuble royal au milieu du XVIIIe siècle et démembrés depuis.

Ces deux cabinets furent les derniers grands meubles de ce type commandés par Louis XIV. Réalisés dans l'atelier des Gobelins entre 1677 et 1682, ils furent enregistrés dans l'Inventaire du Mobilier de la Couronne sous les numéros 372 et 373 : « Deux très grands cabinet d'ébeine, ornés dans le milieu d'un portique enrichy de deux tableaux de pierres de relief manière de Florence, entre deux termes de cuivre doré, dont les chapiteaux sont d'ordre corinthe ; aux costez dudit portique, de quatre pilastre de marbre dont les bases et chapiteaux sont pareillement de cuivre doré d'ordre corinthe ; au-dessus, d'une attique au milieu de laquelle sont les chiffres du Roy de cuivre doré dans une bordure ronde aussy de cuivre doré, cizelée de fueüilles de laurier, sur la corniche, de trophées d'armes et de six vazes de cuivre doré, et sur toutte la face, de douze autres tableaux de pierres de rapport, aussy manière de Florence, faits aux Gobelins, représentans des paysages, fleurs et oyseaux et animaux enfermez dans des moulures et ornemens de cuivre doré, portés sur un pied de bois doré, sculpté de boeuf et de festons ; lesdits cabinets haults, avec leur pied , de 7 pieds 5 pouces, larges de 5 pieds 4 pouces, sur 1 pied ½ de profondeur. »

Ces deux estampes apportent des informations précieuses pour la connaissance de ces cabinets. Les annotations portées à l'encre en marge des compositions laissent penser qu'elles devaient être coloriées afin de rendre compte de toute la magnificence des meubles dans leur riche polychromie (les quelques maladroits rehauts à l'aquarelle de la gravure du cabinet « à l'épagneul » semblent être très postérieurs et ne pas relever de ce travail de savante mise en couleur).

Ces feuilles donnent une image de l'état d'origine des cabinets, avant les interventions réalisées en Angleterre dans les années 1820 lors de leur acquisition par le duc de Northumberland, en particulier l'ajout d'une base en palissandre qui en modifie profondément l'aspect. Elles révèlent également que les trophées d'armes placés au sommet de la corniche cintrée ont été intervertis, probablement lors de cette restauration.

Par ailleurs, elles permettent de connaître certains éléments aujourd'hui abîmés, comme la coupe disparue du panneau cintré du cabinet « au singe ». L'absence de « lettre » au bas des planches rend l'identification de leur auteur incertaine. S'agit-il de l'ornemaniste Jean Le Pautre (1618-1682), qui décède quelques mois avant l'achèvement des cabinets, ou de son fils Pierre (vers 1652-1716) ? L'étude en cous permettra peut-être d'apporter une réponse. Bertrand Rondot.