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Etude pour les illuminations du parc de Versailles lors des fêtes du mariage du Dauphin et de l'archiduchesse.



Jean-Michel MOREAU dit MOREAU LE JEUNE (Paris 1741 - id. 1814)

Plume et encre grise, rehauts de lavis gris et de gouache blanche sur tracé à la pierre noire, sur papier brun

0,203 x 0,375 m

MV 5717. Inv. dessins 298

Provenance : Collection Jacques Doucet, Paris. Sa vente, 5 juin 1912, galerie Georges Petit, Paris, lot 36, repr.

Acquis en 1912. Don de la Société des Amis de Versailles, 1912.

 

La cérémonie du mariage du Dauphin avec la petite archiduchesse d'Autriche donna lieu à l'organisation de fêtes superbes dont on désira conserver le souvenir. À cet effet, Moreau le Jeune, dessinateur des Menus Plaisirs, réalisa plusieurs dessins décrivant ces événements au caractère éphémère. Le 16 mai 1770, il traça un premier croquis du festin royal donné sur le parterre de la salle de l'opéra de Versailles.

Trois jours après, le 19 mai, il s'appliqua à fixer l'agencement de la salle et des invités à l'occasion du bal paré. Le 23 mai, il figura cette fois-ci la représentation de l' Athalie de Racine. Tracés avec synthétisme et rapidité, les trois dessins sont aujourd'hui conservés à la Kunstbibliothek de Berlin pour les deux premières soirées et au château de Versailles pour la soirée du 23 mai.

Tous trois avaient été exécutés en vue d'estampes qui ne furent malheureusement jamais gravées car le projet d'éditer un livre illustré dévolu aux fêtes du mariage fut finalement abandonné. À ces fêtes organisées à l'intérieur du château avaient fait écho d'autres réjouissances minutieusement préparées à l'extérieur, dans les jardins. Prévus le soir même du jour du mariage, soit le 16 mai, l'illumination et le feu d'artifice composés par Torré et Morel avaient dû être reportés au 19 en raison du mauvais temps.

Ce jour-là, l'affluence fut exceptionnelle et le spectacle, grandiose. Les descriptions données par le Mercure de France en juin et juillet 1770 permettent encore aujourd'hui d'en mesurer la portée. En juillet, on précisait ainsi : « Le premier objet qui frappa la vue dans l'obscurité, après le feu d'artifice, est le palais du Soleil, placé à la tête du Grand Canal.

Son éclat fixa l'attention des spectateurs et fut le signal de l'illumination du parc, comme si des rayons du soleil élevé au sommet de cet édifice dût partir le feu destiné à répandre la lumière dans toutes les parties de décoration composées pour former cette grande illumination. Ce vaste édifice fut allumé comme par enchantement, les feux se communiquèrent à toutes les différentes parties du parc qui se trouvèrent éclairées en quelques minutes par le moyen d'une mèche de communication dont l'invention et la composition sont dues au zèle et aux soins de M. de Varenne de Béost [?].

L'allée royale [Tapis vert] était décorée entre chacun des vases et des figures qui embellissent les côtés, par des ifs et des pyramides, qui, alternativement répétées jusqu'au Bassin d'Apollon, fixaient l'oeil étonné par leur quantité innombrable de lumière, dont l'effet a été aussi agréable qu'il était surprenant. » À cette occasion, Moreau le Jeune avait à nouveau pris ses crayons et son pinceau. Le soir même de l'illumination, il s'était très certainement appliqué à tracer quelques croquis.

Puis, dans un second temps, il avait probablement réalisé la feuille ayant appartenu à Jacques Doucet. Ponctuée d'une multitude de petites figures au tracé rond, elle décrit d'une manière rapide et pittoresque toutes les féeries lumineuses qui s'étaient embrasées autour du bassin d'Apollon et du Grand Canal. En 1775, lorsque l'artiste avait réalisé le dessin le plus achevé et le plus grand présenté au Salon de 1781, cette première ébauche lui avait été certainement d'une grande aide car le souvenir de ces événements qui avaient célébré l'heureuse union du futur Louis XVI avec la petite archiduchesse d'Autriche s'était probablement estompé.

X. S.

 

BIBLIOGRAPHIE

P. de Nolhac, 1912, p. 97-98. G. Rouchès et R. Huyghe, 1938, XI, p. 123, n° 11765.

S. Hoog, 1992, p. 98, n° 47, repr. p. 99. X. Salmon, 2001, p. 64-68, n° 29, repr.